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La stratégie alimentaire de JAVVA

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Le point 4 de notre plan quadriennal (P4) s’intitule “sensibilisation, diversification des outils et adaptation des formations”. Dans ce point, est notamment amené la question de l’impact environnemental (consommables du bureau) mais aussi pour nos volontaires (collations partagées lors des formations ou de nos événements).

C’est sur ce point que la stratégie alimentaire nous parait importante et fondamentale dans les valeurs de JAVVA. La question de la stratégie alimentaire couvre pas mal de nos attentes liées à la décolonisation, à l’environnement mais aussi au bien-être.

Afin de travailler sur une stratégie alimentaire et d’inclure nos membres, nous avons noté quelques priorités qui nous semblent légitime. Ces réflexions vont être alimenté notamment par les membres du GT alimentation :

  • Le non-achat de marques qui ont un projet de société allant à l’encontre des valeurs de JAVVA (Coca-Cola, Nestlé, PepsiCo et Mondelez International, Carrefour) :

Dans le cadre de cette stratégie alimentaire, l’achat de produits issus de multinationales telles que Coca-Cola, Nestlé, PepsiCo, Mondelez International et Carrefour doit être banni en raison des impacts sanitaires, sociaux, environnementaux et éthiques associés à leurs modèles de production et de distribution.

Ces entreprises occupent une place dominante dans le système agroalimentaire mondial et commercialisent principalement des produits ultra-transformés, souvent riches en sucres, sels, graisses et additifs. Leur modèle économique repose également sur un marketing intensif et sur une standardisation de l’alimentation qui affaiblit les habitudes alimentaires locales et la diversité nutritionnelle.

Par ailleurs, ces multinationales exercent une pression importante sur les chaînes agricoles et les producteu·rices, favorisant des modèles de production intensive qui fragilisent les agricultures paysannes, réduisent l’autonomie alimentaire des territoires et limitent l’accès à une rémunération juste pour les travailleurs et producteurs. Leur poids économique contribue à une concentration du pouvoir alimentaire entre les mains d’un nombre réduit d’acteu·rices privé·es.

Les impacts environnementaux liés à ces modèles sont également majeurs : utilisation massive d’emballages plastiques, surexploitation des ressources en eau, émissions liées au transport mondial des marchandises et dépendance à des filières agricoles intensives participant à la déforestation, à l’épuisement des sols et à la dégradation des écosystèmes.

Concernant Carrefour, cette stratégie soutient également les campagnes de boycott dénonçant les partenariats commerciaux de l’enseigne avec des entreprises israéliennes impliquées dans les colonies situées dans les territoires palestiniens occupés. Dans le contexte du génocide à Gaza, de nombreuses organisations et mouvements citoyens (BDS mouvement) considèrent que ces relations économiques participent indirectement au maintien du système d’occupation et de colonisation.

  • Moins de plastique :

Cette stratégie alimentaire vise également à réduire au maximum l’achat de produits contenant des emballages plastiques, en particulier les plastiques à usage unique. La production et la consommation massives de plastique contribuent fortement à la pollution des sols, des océans et des écosystèmes, tout en reposant sur l’exploitation de ressources fossiles et sur des procédés industriels fortement polluants.

Cette stratégie privilégie donc les produits vendus en vrac, les emballages réutilisables, consignés, recyclables ou compostables, ainsi que les circuits de distribution limitant les déchets inutiles. Elle encourage également l’utilisation de contenants réutilisables et le recours à des modes de consommation plus sobres et durables.

Réduire les emballages plastiques constitue un enjeu essentiel pour construire un système alimentaire plus respectueux de l’environnement, de la santé publique et des générations futures.

  • Acheter bio :

Cette stratégie alimentaire privilégie autant que possible l’achat de produits issus de l’agriculture biologique. L’agriculture biologique limite l’utilisation de pesticides chimiques de synthèse, d’engrais industriels et d’OGM, ce qui contribue à préserver la qualité des sols, de l’eau, de l’air et de la biodiversité.

Le recours aux produits biologiques permet également de réduire l’exposition aux substances chimiques potentiellement nocives pour la santé humaine, tant pour les consommateurs que pour les travailleurs agricoles. Cette stratégie soutient ainsi des modes de production plus respectueux des écosystèmes, du bien-être animal et des équilibres naturels. De plus, par la non-pollution de l’air, des nappes phréatiques et des cours d’eau, cela permet également à tous les êtres vivants (proches ou éloignés de la zone cultivée) de ne pas subir les dommages liés à la consommation et à l’accumulation de ces substances dans les organismes végétaux, animaux et humains.

  • Privilégier les produits locaux et de saison :

Cette stratégie alimentaire privilégie les produits locaux et de saison afin de soutenir une alimentation plus durable, plus résiliente et plus respectueuse de l’environnement. Consommer des produits de saison permet de réduire le recours aux cultures sous serre chauffée, aux transports longue distance et aux procédés de conservation intensifs, diminuant ainsi l’empreinte écologique liée à l’alimentation.

Le soutien aux producteu·rices locaux·les contribue également au maintien d’une agriculture de proximité, à la préservation des savoir-faire agricoles et au renforcement de l’économie locale. Cette approche favorise une relation plus directe entre producteu·rices et consommateur·trices, ainsi qu’une meilleure transparence sur l’origine et les conditions de production des aliments.

Cette stratégie encourage donc en priorité l’achat de produits cultivés localement, récoltés à leur saison naturelle et issus de circuits courts, dans une logique de souveraineté alimentaire, de justice économique et de respect des écosystèmes.

  • Privilégier un achat en vrac :

Cette stratégie alimentaire encourage autant que possible l’achat de produits en vrac afin de réduire la production de déchets et de limiter le recours aux emballages à usage unique. Le vrac permet de diminuer significativement la consommation de plastique et d’autres matériaux jetables, contribuant ainsi à la réduction de la pollution et du gaspillage de ressources.

L’achat en vrac favorise également une consommation plus sobre et plus consciente, en permettant d’acheter uniquement les quantités nécessaires et en réduisant le gaspillage alimentaire. Cette pratique encourage l’utilisation de contenants réutilisables et soutient des modes de distribution plus durables.

  • Promouvoir une alimentation saine et moins transformé :

Les aliments ultra-transformés, souvent riches en sucres, sels, graisses, additifs et conservateurs, sont associés au développement de nombreuses maladies liées à l’alimentation, notamment l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires.

Favoriser des produits peu transformés permet de préserver la qualité nutritionnelle des aliments, de réduire l’exposition aux additifs industriels et de promouvoir des habitudes alimentaires plus équilibrées et durables. Cette approche encourage également la cuisine maison, la diversité alimentaire et une meilleure compréhension de l’origine et de la composition des produits consommés.

  • Promouvoir une alimentation végétarienne :

Cette stratégie alimentaire encourage le développement d’une alimentation majoritairement végétarienne afin de favoriser une alimentation plus inclusive, plus durable et accessible au plus grand nombre. Les repas végétariens permettent de répondre plus facilement à la diversité des régimes alimentaires, des convictions personnelles et des pratiques confessionnelles, notamment pour les personnes suivant des prescriptions alimentaires spécifiques, comme les personnes musulmanes, juives, hindoues ou végétariennes.

Le recours accru à une alimentation végétarienne contribue également à réduire l’impact environnemental lié à la production industrielle de viande, notamment en matière d’émissions de gaz à effet de serre, de consommation d’eau, de déforestation et d’exploitation intensive des ressources naturelles.

  • Promouvoir des produits issus du commerce équitable :

Cette stratégie alimentaire privilégie autant que possible les produits issus du commerce équitable, notamment ceux portant des labels reconnus ou provenant d’organisations engagées telles que Oxfam. Le commerce équitable vise à garantir une rémunération plus juste des producteu·rices et travailleur·euses, en particulier dans les pays du Sud, ainsi que des conditions de travail plus dignes et respectueuses des droits humains.

Le recours aux produits équitables contribue à lutter contre l’exploitation économique, le travail précaire et les inégalités liées au commerce international. Il favorise également des modes de production plus durables, transparents et respectueux de l’environnement.

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