10

Août 2020

Pologne

Hello, je m’appelle Amélie!

En septembre dernier, je suis partie en Pologne dans le cadre du Corps Européen de Solidarité (CES) et j’y suis restée pendant un peu plus de 10 mois.

Avant de trouver le CES et un projet de volontariat, j’ai cherché pas mal de temps un organisme/une association qui me permettrait de partir à l’étranger. J’avais envie de découvrir un nouveau pays ainsi que sa culture, apprendre à mieux me connaître et me retrouver pour savoir ce que je voulais dans la vie, rencontrer des personnes d’un peu partout et vivre une expérience inoubliable.

Et je dois dire que c’est bien réussi ! J’ai eu la chance d’avoir toutes ces choses-là, mais bien d’autres choses auxquelles je n’avais pas pensé sont arrivées aussi.

En étant dans cette bulle à l’étranger et donc loin de ma maison, j’ai petit à petit quitté mon cocon et je me suis ouverte aux autres. Pour moi qui étais timide, ça a été magique. Le plus surprenant c’est que je me suis mise à parler avec et devant plein de personnes en laissant ma timidité de côté, mais aussi, et surtout que je le faisais en anglais. ll faut savoir que mon niveau en anglais était vachement nul avant de partir et que je suis arrivée en ne comprenant absolument rien à ce qu’on me disait, mais je vous rassure maintenant je parle anglais et je comprends toutes les conversations !

En plus de ça, j’ai appris à mieux connaître la Pologne, mais aussi les différents pays d’Europe. Rencontrer et parler avec des volontaires d’un peu partout m’a fait réaliser ce qui faisait partie de ma culture, mais aussi de comment ça se passait ailleurs, pas très loin de chez moi.

Le fait d’être en colocation avec d’autre volontaires m’a appris à vivre en communauté et m’a montré que j’aimais vraiment ça. J’ai vraiment adoré tous les échanges que j’ai pu avoir avec mes colocs. Je trouve que le fait qu’elles venaient d’autres pays était vraiment cool aussi, car ça permet de vraiment découvrir une autre façon de vivre et d’en apprendre plus sur la façon de vivre là-bas.

Partir en Pologne m’a fait énormément grandir et m’a permis de lâcher un peu la pression. Avant de partir, j’avais un caractère stressé et je voulais tout contrôler tout le temps. En étant en Pologne avec des normes différentes et en étant face à l’inconnu, j’ai peu à peu appris à prendre les choses comme elles venaient. J’ai appris à attendre le bus sans compter les minutes, à ne pas savoir de quoi sera fait demain (ex: heure à laquelle je finirais le boulot/mangerais), rencontrer de nouvelles personnes…

Pour mon projet, j’étais dans un centre de réhabilitation pour des enfants et jeunes en situation de handicap. J’aidais les hippotérapeutes en préparant les chevaux, allant chercher les enfants à l’école et en tenant les chevaux lors de la marche. Ce qui m’a fort marqué au quotidien est la joie et tous les apprentissages que les personnes en situation de handicap on put partager avec moi. Les voir comme cela m’a fait me questionner sur ce qui est vraiment important et aussi sur le regard que je porte sur moi-même. En voyant qu’ils étaient juste heureux d’être eux-mêmes et de faire ce qu’ils aimaient, je me suis rendue compte que c’était ça le plus important c’était de faire ce que l’on aime dans la vie, peu importe ce que les autres pensent et veulent que nous fassions.

Je ne vais pas vous mentir, à côté de cela, j’ai quand même eux parfois des coups de blues. Pas que je voulais rentrer en Belgique, mais plutôt que ma famille ou mes amis me manquaient. Mais cela était passager.

Pour tout vous dire, j’étais tellement bien en Pologne que j’ai refusé de rentrer quand JAVVA m’a proposé de prendre un avion pour la Belgique à cause du corona. Mais on va dire qu’entre un centre rempli de vert, avec des animaux, un flat pour moi et une immense forêt à côté et une maison en pleine ville ou je serais enfermée avec 3 personnes, la balance était vite faite. Et puis, je ne voulais pas abandonner mon projet.

Au final, pour moi ce qui a été vraiment dur dans le projet a vraiment été de devoir le quitter et de rentrer à la maison en me disant que je ne reverrais plus ces personnes comme avant. Mais je reste avec de fabuleux souvenirs en tête et je recommande à tous ceux qui veulent faire une pareille expérience de se lancer. Comme vous l’avez sûrement deviné, j’ai aussi eu mille et une questions et inquiétudes en tête avant de partir, mais je vous rassure, une fois sur place on ne le se les pose plus. On vit les événements et on profite !

De retour en Belgique, j’ai envie de devenir mentor pour les CES qui viennent ici. Tout d’abord, j’ai envie de pouvoir rester en contact avec l’interculturalité et d’autres jeunes d’Europe. J’ai vraiment bien aimé cette partie de mon CES et je souhaite pouvoir continuer un peu cela ici.

Pour moi être mentor c’est partager son temps avec un volontaire afin de l’aider à mieux connaître le pays, lui faire découvrir de nouveaux endroits. C’est être là pour lui dans les bons comme les moins bons moments du projet et apporter une aide si nécessaire. Pour moi, le mentor est aussi un confident, à qui l’on peut adresser ses inquiétudes, ses problèmes.

Ensuite, lors de mon voyage en Pologne, j’ai vraiment eu un bon contact avec ma mentore. Elle m’a fait visiter la ville, appris des choses en plus sur la culture, m’a aidé pour aller chez le médecin et soutenue quand j’en avais besoin. J’ai aussi pu aller visiter sa ville natale et manger un plat traditionnel pour Noël. J’ai tellement aimé ce partage que j’aimerais tous simplement pouvoir partager mon temps pour faire la même chose.