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Mar 2021

Lituanie

Volontaire pour les forêts lituaniennes

Vincent – CES en Lituanie – 9 mois

Le trois mars 2020, je me suis envolé pour ma première expérience de volontariat. Neuf mois dans un parc naturel en Lituanie, dans le cadre du Corps Européen de Solidarité. Au programme : organisation d’événements, exploration forestière, expéditions scientifiques, éducation des enfants, partage culturel, rencontres en tout genre et autres expériences inoubliables.

Ça, c’est la théorie. Autant en parler directement comme ça s’est fait et on passe à autre chose, 2020 n’était pas l’année idéale pour partir à l’étranger… Mais comme d’autres, j’ai tenu bon, et j’ai poussé l’expérience jusqu’au bout, déterminé à en tirer un maximum. Quand bien même cette année a été compliquée, je ne suis pas près d’oublier mon temps passé en Lituanie, dans le parc national d’Aukštaitija (prononcé Aukchtaitija). Des forêts gigantesques, des lacs à perte de vue, et autant d’accueils chaleureux qu’il y a de Lituaniens !

Un volontariat aussi long, c’est difficile à décrire sans écrire un roman. Tellement d’expériences qui ont toutes un intérêt, et pourtant je vais devoir me limiter. La première chose, c’est le cadre professionnel : j’avais choisi ce projet dans l’espoir d’apprendre, d’en ressortir grandi, afin de pouvoir travailler dans la nature y compris après mon retour en Belgique. Mission accomplie : organiser des visites guidées, réfléchir aux tracés des parcours à vélo, à pieds, en kayak et en voiture, accompagner les scientifiques sur le terrain, veiller à la propreté et à la beauté du parc… Autant de tâches que j’ai pu mener à bien, et qui m’ont appris ce que c’est, de travailler dans un espace naturel protégé. J’ai pu organiser mes propres projets, comme une chasse au trésor, et fonctionner en autonomie après seulement quelques mois. Et une leçon des plus importantes, que tous les Lituaniens semblent avoir compris : c’est à moi de faire le pas, apprendre à m’imposer, à proposer mes idées. Et ça, c’est utile dans tous les domaines de la vie.

Tout n’était pas que travail pour autant : j’ai pu découvrir la culture, le folklore, les traditions de la Lituanie. Des chants traditionnels autour d’un feu pour célébrer le solstice d’été, les recettes typiques comme les cepelinai ou le kūgelis, et la langue, au moins aussi complexe que le français ! J’ai pu voyager dans tout le pays, voir les plages de sables blancs de la mer baltiques, les très, très, très nombreuses forêts du pays, et rencontrer d’autres volontaires, découvrir la solidarité qui nous unit. Même si je suis venu pour la nature, j’ai aussi pu découvrir les soirées ambiancées de Vilnius et Klaipėdia, mais aussi celles, plus réservées, des villages où j’ai passé tant de temps. Aussi l’amour des Lituaniens, que je partage maintenant, pour les plongeons dans les lacs et les balades en barques.

C’était aussi un autre train de vie pour moi : je vivais dans bâtiment isolé dans la forêt, à vingt minutes à pied du plus proche magasin. Heureusement, j’avais un vélo pour m’aider (quoique je sois tombé quelques fois). Être autant isolé, ça peut parfois être difficile, surtout quand les temps sont durs. Mais j’étais soutenu tout du long – par d’autres volontaires, par mes collègues, mes proches loin en Belgique, et JAVVA bien entendu.

Plus d’un millier de kilomètres, de différences, et de similitudes

Quand bien même, je suis resté en Europe, j’ai pu me dépayser comme je le souhaitais. Par-delà l’Allemagne et la Pologne, c’est une nouvelle culture qui ne demande qu’à être découverte. Similaire par moment, mais si souvent différente. Découvrir ainsi la culture baltique, et plus spécifiquement lituanienne, à si peu de frais (merci JAVVA et le Corps Européen de Solidarité), c’est une opportunité à ne pas manquer. Sur ce, je termine mon témoignage. Viso gero !