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Léa

Léa

 

Léa – Service Volontaire Européen en Ukraine

Bonjour, je m’appelle Léa, professeure de cirque aérien. Je suis en actuellement en volontariat au centre Rodyna, en Ukraine.

L’Ukraine est un pays fascinant, surtout en cette période de décommunisation où le pays doit se réinventer une identité propre. Dans la capitale, on sent particulièrement la montée d’une jeune élite culturelle ukrainienne et le recul progressif de l’ancienne classe gouvernante plutôt tournée vers la Russie. Kiev est une ville immense et vivante, mais à la fois très verte et étendue. La capitale compte beaucoup de parcs qui sont pour la plupart de véritables forêts. Globalement, le pays n’est pas très balisé, mais les Ukrainiens aiment leur campagne et vous aideront forcément à trouver votre chemin au cours de vos ballades dans une nature restée sauvage.

Les enfants ont entre 7 et 15 ans. Le spectre de l’autisme est large et chaque enfant est très différent. La plupart ne parlent pas et souffrent d’autres troubles (cécité, surdité, retard mental…). Les journées sont structurées comme dans une école (récréation, leçon, repas, leçon, récréation), mais adaptée au temps de concentration peu élevé des enfants. Les leçons durent 40 min maximum.

En tant que bénévole, j’assiste les éducateurs du centre dans toutes les tâches quotidiennes : habiller les enfants, les nourrir, les surveiller, préparer et réaliser les activités (dessin, modelage, sport…). Les enfants sont très sensibles au son et à la présence des autres, c’est pourquoi ils se concentrent mieux quand ils sont seuls avec l’éducateur.

J’essaie progressivement d’introduire mes leçons dans le centre. Je suis professeur de cirque aérien. J’ai dû bien sûr repenser ma façon d’enseigner, certains enfants comprennent quand je parle en russe ou en ukrainien, mais pour la plupart il faut trouver d’autres moyens que la parole pour leur transmettre des connaissances. C’est un défi très excitant et le centre laisse beaucoup de liberté aux volontaires pour expérimenter. »

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Quentin

Quentin

 

Quentin – Chantier en Inde

Tout d’abord, je me suis lancé dans une première expérience de volontariat en Crète durant l’été 2016. J’ai toujours été attiré par les autres cultures, par le voyage et par la rencontre d’autres volontaires internationaux. J’avais comme ambition d’aller beaucoup plus loin que mon pays natal comme découvrir l’Asie, mais je me suis dit que pour une première expérience la Crète (pas trop loin) était l’idéal, et puis on voyage aussi en rencontrant d’autres volontaires des 4 coins du monde !

Après cette expérience réussie en Crète, je me suis dirigé vers l’Inde. Je voulais voir autre chose que la culture occidentale. J’ai donc choisi un chantier dans un endroit où se retrouvent indiens et immigrés tibétains, me permettant ainsi de découvrir deux cultures, la culture tibétaine et la culture indienne. Je n’ai pas vraiment eu de difficultés importantes, l’élément le plus marquant est la pauvreté très apparente dans le pays et les conditions de vie qui en suivent. Beaucoup de choses sont assez différentes de chez nous, mais je pense qu’on s’y adapte très vite. La plus grande difficulté fut de vivre au jour le jour (ne pas savoir ce qu’il se passera demain) car j’ai souvent l’habitude de planifier les choses mais là-bas c’était pas vraiment le cas, c’était l’aventure et je m’y attendais. Quand on revient d’un voyage comme celui-ci, je pense qu’on est plus patient, plus ouvert, plus confiant et surtout plus enrichi ! Les personnes que l’on rencontre sur un chantier deviennent parfois de très bons amis même après le chantier.

 

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Philippine

Philippine

 

Philippine – Chantier au Portugal

Si j’ai décidé de me lancer dans un projet à court terme avec JAVVA, c’était avant tout parce que je ressentais le besoin de prendre du recul sur mon quotidien, les gens qui m’entouraient et ma façon de vivre. J’avais déjà entendu parler de JAVVA et avait toute confiance en l’organisation. C’est pourquoi, quand j’ai trouvé un projet qui me correspondait, c’est-à-dire un projet manuel, mêlant artisanat et histoire, dans un pays qui me correspondait, le Portugal, je n’ai hésité une seule seconde !

C’était le premier voyage que j’ai organisé entièrement seule, j’étais donc un peu tendue pour les trajets ainsi que la vieille du voyage. Pourtant, l’organisation sur place nous a fourni beaucoup d’informations et après avoir mis à peine un pied sur le sol portugais je retrouvais déjà quelques autres volontaires. L’ambiance était instantanément super et je me suis très vite fait des amis avec lesquels je discute encore aujourd’hui et à qui je n’hésiterai pas à rendre visite plus tard. J’étais étonnée de découvrir à quel point nous nous ressemblions tous malgré nos différentes nationalités. Bien sûr chacun avait son rythme et nous n’étions pas toujours d’accord sur tout mais cela donnait lieu à des débats intéressant. Cela m’a aussi appris à prendre les choses telles qu’elles viennent et à profiter du moment présent.

Sur place, le travail n’était pas toujours exactement ce à quoi on pouvait s’attendre ce qui peut parfois être déstabilisant mais les encadrants étaient très à l’écoute de nos envies et nous ne travaillions jamais trop. L’ancien couvent où nous séjournions était un endroit simple où des artistes de tout âge développaient différents projets en partageant une douceur de vivre toute particulière.

Ce projet m’a appris que l’on pouvait vivre différemment, en créant des projets en accord avec ses valeurs. Arrivant au terme de mes études, j’avais besoin de rencontrer ce genre de lieux et de personnes pour me rendre compte que nous ne sommes pas tous forcés de de suivre une voie qui serait similaire pour tous. Cela m’a donné l’espoir et l’envie d’un avenir différent et épanouissant où les valeurs humaines passent en priorité. Evidemment chacun vit son projet à sa manière et il n’a probablement pas la même signification pour tous. Néanmoins pour ma part il reste comme une bulle hors du temps, une mise au point sur moi-même à travers la rencontre des autres.

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Pauline

JAVVA chantier Islande

Pauline

 

Pauline – Chantier en Islande

J’ai découvert le volontariat un peu par hasard lors du Travel Storytelling festival qui a eu lieu à Bruxelles. Je cherchais à découvrir de nouvelles manières de voyager et mon contact avec l’équipe de Javva présente au festival a été un vrai coup de cœur. J’ai tout de suite su que faire du volontariat international était quelque chose que je me devais de faire. J’avais vraiment envie de rencontrer des gens d’autres pays et de découvrir de nouvelles cultures dans un environnement comme celui-là.

Je me suis intéressée à un projet court dans un premier temps car je voulais vraiment tester les eaux et découvrir les choses à mon rythme. J’ai choisi l’Islande en grande partie car j’aimais beaucoup les activités artistiques que SEEDS Iceland proposait mais aussi… C’est un pays dans lequel je voulais voyager depuis un certain temps sans jamais trop savoir comment/avec qui y aller. L’idée de partager ça avec des gens des quatre coins du monde m’a tout de suite parue parfaite.

Je dois dire que je n’ai pas vraiment eu de peurs ou d’appréhensions particulière de partir. J’avais déjà beaucoup voyagé par moi-même à travers différents pays et après une première conversation au stand lors du festival et une rencontre avec Claire, je me sentais déjà confiante. Cela dit c’est vraiment le week-end pré-départ qui m’a encore plus motivé. J’ai trouvé l’atmosphère générale super sympa et c’était très éducatif. Ça a éclaircit beaucoup de points auxquels je n’avais pas forcément pensé sur le volontariat social ainsi que sur les différentes activités et personnes que l’on rencontre durant de tels chantiers.

Je n’ai pas expérimenté de difficultés particulières durant mon chantier… les maladresses du début peut-être, quand personne ne se connait encore et qu’on est tous un petit peu timide mais très vite nous sommes tous devenus très proche. Bien entendu mon chantier était un photo-marathon, donc l’ambiance était assez relax. On était vraiment dans un environnement chaleureuse et cosy qui nous a fait tous nous lier d’amitié très vite. J’ai appris beaucoup sur le pays en lui-même (la politique, le style de vie mais surtout la faune et la flore ainsi que l’écosystème de l’Islande) et encore plus de mes compagnons de voyage. Nous étions TOUS de pays différent (Russie, Corée du Sud, Mexique, Canada, Angleterre, Hong Kong, Espagne, Angleterre) et souvent le soir nous passions pas mal de temps à discuter des différences de nos pays respectifs. Ça allait de la politique du pays à l’éducation en passant par les coutumes, les langues et autres. J’ai trouvé ça ultra-éducatif et j’en ai énormément appris sur les pays de chacun au final, chose que j’ai trouvé extrêmement enrichissante. On a même fait une soirée internationale où chacun a cuisiné un plat de son pays !

Encore aujourd’hui après presque un an nous gardons contact. J’ai envoyé une carte postale à tout le monde pour Noël et revu l’une de mes compagnes de voyage récemment ! On planifie même bientôt de se revoir tous ensemble pour un autre voyage.

Au-delà des rencontres humaines, ce premier chantier de volontariat m’a vraiment donné envie de renouveler l’expérience. Peut-être pour une plus longue durée cette fois-ci car j’ai tellement aimé les moments passés ensemble que l’expérience m’a parue un peu courte en dix jours. Je pense que cela m’a ouvert l’esprit et fait grandir et que la définition du mot « voyage » quelque part s’élargit dans ma tête. Humainement cela m’a énormément apporté et j’aimerai vraiment m’investir dans d’autres chantiers dès que j’en ai l’occasion.

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Nancy

Nancy

 

Nancy – Volontariat moyen terme en Equateur

Je suis partie en Juin 2017 pour un volontariat d’un mois dans la jungle équatorienne parmi des communautés Shuars durant lequel j’ai donné quelques cours basic d’anglais à des enfants et de participer à la construction du camp. Par la même occasion, j’ai eu l’opportunité d’en apprendre beaucoup sur la forêt amazonienne et le mode de vie de ces communautés vivant en pleine nature.

J’ai choisi ce volontariat avec une intention de dépaysement total et l’expérience a largement satisfait mes attentes. Diplômée en tourisme, après environ 3 ans de travail en tant qu’organisatrice d’événements pour une multinationale, j’avais un grand besoin d’évasion et d’échapper au stress de la vie quotidienne omniprésent dans notre société actuelle. Depuis mes 16 ans, je rêvais de voyage en sac à dos mais n’avais jamais osé faire le pas par peur de partir seule si loin. Après un premier volontariat de deux semaines au Mexique de protection de tortues de mer, j’ai réalisé l’enrichissement infini qu’apporte de tels volontariats et j’ai vaincu mes peurs. C’est ainsi qu’à 28 ans, j’ai décidé de tout quitter pour réaliser mon rêve en m’accordant un an de voyage et de volontariat en Amérique Latine.

Ce volontariat d’un mois en pleine jungle avec JAVVA fut le parfait point de départ pour connaitre une importante partie de la culture du pays et pouvoir interagir de manière privilégiée avec des communautés locales inaccessibles sans l’introduction de l’association locale et la prise en charge de Cesar, le coordinateur natif Shuar. Capter l’attention d’une classe de 6 à 13 ans pendant 2 heures, apprendre à survivre dans la jungle sans confort ni technologie en évitant les vilaines bébêtes, chasser et pêcher sa nourriture, préparer la chicha locale, partir en expédition dans la jungle profonde jusqu’au mirador, trouver et cuisiner des larves, apprendre quelques mots en Shuar, reconnaitre les plantes médicinales,… tant de défis fièrement relevés durant mon séjour qui m’auront permis de reconnecter avec moi-même, la simplicité et la nature.

Ces quelques semaines dans la jungle m’ont définitivement changées. Je suis à présent plus humble, patiente et tolérante. J’ai pu améliorer ma communication en observant les facteurs qui influencent les différentes réalités culturelles. J’ai appris à suivre mes intuitions, à me recentrer sur l’essentiel et à accorder moins d’importance au matériel ou au confort. Tout cela m’a permis de mieux identifier mes aspirations de vie à niveau professionnel ou privé.

Encore aujourd’hui, après des mois de voyage à travers l’Equateur, le Pérou, la Colombie, la Bolivie et bien d’autres à venir, avec des expériences volontaires s’accumulant, le camp Selva y vida reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Je suis éternellement reconnaissante à JAVVA pour la mise en place de ce type de projets permettant ces échanges magiques qui vous transforme pour le restant de votre vie.

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Mahmoud

Mahmoud

 

Mahmoud – Animation d’un chantier en centre pour demandeur d’asile

When I was living in the center of refugees, I meet JAVVA group in 9/2015 and I really liked the job they do and why they came to the center. Since that time, I asked about volunteering job and I searched in the internet and I found the workcamp in Nonceveux so I decided to do it in Nonceceux next year. I was volunteer from red cross because I did not know how can I contact JAVVA so I asked the red cross to let me participate in this project and they accepted and let me be part of it.

I guess I had one problem in the first workcamp I did in October 2016, as I was volunteer form red cross not from JAVVA exactly so the red cross center didn’t really allow to me to sleep in the center so I had to go and back for the first 2 days of the workcamp but then the problem solved and I could sleep in the same room with the team. As I can speak English, it was easy for me to involve myself in the team and talk with them easily and really the team was very open minded and accept me immediately and since the first day, we became friends and till now we keep in touch. The reason why I decided to do volunteering job that because it helps me to feel less stress and more comfortable and control my new life better. Also to know more about other cultures and share my culture with other volunteers. And for me to help people is the greatest thing you can do in life.  »

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Louis

Louis

 

Louis – Volontariat moyen terme au Vietnam

Le contexte dans lequel j’étais lorsque j’ai pensé faire un projet de volontariat est difficile à décrire en quelques lignes. J’étais dans l’incertitude quant à ce que je « voulais faire de ma vie ». Auparavant j’avais quitté un boulot de professeur de morale et j’avais décidé de faire le pèlerinage de Compostelle durant 3 mois afin d’éclaircir mes idées. J’en revenais avec autant d’incertitudes, si ce n’est que je voulais voyager. Je cherchais alors à gauche à droite un emploi à l’étranger, peu importe où, sans succès. Un de mes amis vivait à Hanoi et m’avait parlé du Vietnam. Une personne de ma famille m’en avait déjà parlé également et la première personne rencontrée durant mon pèlerinage avait vécu là-bas il y a bien longtemps.

– Je gardais ça dans un coin de ma tête sans y penser plus lorsque j’ai découvert JAVVA lors d’une journée d’informations du travail à l’étranger à Bruxelles. J’ai alors parcouru quelques semaines plus tard le site internet et j’ai choisi un workcamp à Ho Chi Minh Ville et un volontariat moyen terme à Hanoi. Dans les deux cas, il s’agissait d’enseigner le français : dans un centre de langues pour des gens de tout âge à HCMV, et comme assistant d’une prof de français dans une école de langue à Hanoi.

– Les débuts furent difficiles, en raison du climat, de la barrière de la langue, du bruit, des odeurs, du rythme de vie. Je me sentais oppressé et je me demandais par moment ce que je faisais là. Néanmoins, une fois mes marques prises, j’ai pu apprécier ce qui avant me semblait difficile. Le contact avec les gens, le mouvement de la ville, ses bruits et ses odeurs, sa nourriture. Que ce soit HCMV ou Hanoi, il y a une vitalité époustouflante. J’ai une préférence pour Hanoi qui allie selon moi sérénité et folie, vitesse et tranquillité… Tout ça me manque aujourd’hui.

– Concernant plus précisément mon volontariat, j’ai découvert à quel point j’aimais l’éducation, le rapport avec les jeunes et les enfants. Donner de son énergie pour faire apprendre une langue à des enfants fut une des choses les plus gratifiante que j’aie pu vivre.

– Depuis mon retour j’ai d’abord cherché des postes vacants dans l’enseignement, pour finalement me replier sur un emploi simplement alimentaire, de manière temporaire je l’espère. Dire que ce voyage, tout comme mon pèlerinage, m’aurait éclairci soudainement sur ce que je « veux faire de ma vie », serait faux. Je suis toujours dans le doute, et c’est probablement la question qui est mal posée. Néanmoins, je sais que des plis précieux de mon existence se sont formés en moi et que je ne serais pas le même sans cela. Je suis dans une période de transition. Je garde toujours en moi les vibrations de ce voyage et je sais qu’elles pourront encore agir plus tard.

 

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Ibrahim

Ibrahim

 

Ibrahim – Chantier en France

J’ai connu Javva lors d’une rencontre avec des étudiants, il se trouvait que l’une des étudiantes faisait partie de l’Asbl. Elle m’a expliqué les tenants et aboutissants de cette association, j’étais perplexe et en même temps surpris sur le fait qu’on puisse voyager et en même temps aider dans le volontariat. Après cette rencontre je me suis un peu plus documenté sur internet pour en savoir plus sur Javva, par la suite je suis passé à leur bureau et j’ai parlé avec Claire et Amandine qui m’on invité aux différents événements organiser avant le voyage. J’ai bien sur accepté, à se moment là j’étais curieux d’expérimenté de nouvelles choses dans ma vie, sortir de sa zone de confort c’est qu’il me fallait. Pendant le weekend de formation j’ai pu rencontrer d’autres jeunes qui eux aussi se posaient les mêmes questions que moi, qui eux aussi avaient les mêmes craintes que moi face à cette nouvelle expérience. Finalement nous sommes sortis de ce weekend plus rassuré et mieux préparé pour notre voyage qu’on allait chacun mener de notre côté.

Pour ma part je ne suis partie en France, j’ai voulu ne pas aller loin pour une première expérience, la mission consistée à rénover un patrimoine culturel dans un petit village de 500 habitants. Je dois dire que ces deux semaines de volontariat m’ont permis de mieux me connaitre et mieux connaitre les autres, les premiers jours n’étaient pas faciles il fallait trouver ses marques, mais je dois dire que l’on s’habitue très vite quand on est soi même et qu’on fait l’effort d’aller vers l’autre. Chacun sur le camp donnez du sien ce qui a rendu le séjour très agréable pour nous tous au point que même le temps de travail sur le chantier ne se faisait pas sentir.

Je remercie Javva car avec ce voyage j’ai pu découvrir des facettes de ma personnalité dont je ne connaissais pas, j’ai appris à m’estimer à ma juste valeur et à être encore plus ouvert d’esprit.

Actuellement je me suis lancé dans un projet qui me tient à cœur et qui est le résultat de mon voyage inoubliable, sans Javva je ne pense pas que j’aurais eu l’audace de me lancer dans ce projet.

Alors vous aussi tenter l’aventure avec Javva vous n’avez rien à perdre.

 

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Henri

Henri

 

Henri – Volontariat moyen terme en Belgique

Fils d’un électricien auto et d’une institutrice de cours primaire, j’ai connu une enfance très encadrée. J’ai fait mes études primaires et secondaires à l’école où enseignait ma mère. Je passais toutes mes vacances dans l’atelier de mon père où le respect, l’autorité et la rigueur étaient très vite perceptibles. Je n’avais jamais rêvé voyager. Dans mon esprit, le principe était clair, les vacances sont faites pour aider les parents.

Entré à l’université après mon BAC en 2007, je décidais de rendre utile mon temps libre autrement. J’ai donc adhéré grâce à un ami à l’AIESEC (une association estudiantine très dynamique). Ce nouvel engagement m’a non seulement donné le sens du leadership mais aussi celui du bénévolat et le plaisir de voyager pour mieux connaitre et servir les autres.

J’ai franchi pour la première fois les frontières togolaises pour un séminaire AIESEC au Benin à 22 ans. L’AIESEC organisait malheureusement la grande partie de ses projets pendant les périodes de cours. Ceci agissait un peu sur mes résultats. Il fallait donc trouver une autre organisation qui fait des projets pendant l’été, pour que je puisse concilier facilement ma vie associative et mes études.  Mes recherches m’ont permis de connaitre et d’adhérer ASTOVOT en 2010. Depuis ce temps, je prends du plaisir en mettant ma valise au dos presque tous les étés vers de nouvelles aventures de camp chantier dans les villages de Kloto.  C’est ainsi que j’ai participé à de nombreux camps chantiers, d’abord comme participant, puis animateur. Grâce à mon engagement au sein de l’ASTOVOT, j’aurai le privilège de vivre l’expérience d’une mission de trois mois à Bruxelles l’été 2017 avec JAVVA.

Tout à commencer par un appel à candidature pour une mission en Belgique lancé sur la plateforme de la coordination de l’ASTOVOT. J’avoue que le descriptif de la mission m’a beaucoup séduit et je fus saisi d’une grande envie de la réaliser. L’activité phare du projet était l’animation des camps chantiers, une charge que j’aime bien et qui me permet à chaque occasion de me redécouvrir et d’apprendre. L’organisation hôte se trouve en Belgique, le seul pays européen où j’ai plus d’amis. Enfin, la mission se déroulera de juillet en octobre, une période favorable à mon agenda. Je n’avais pas hésité à poser ma candidature.

La sélection s’est vite faite au niveau des partenaires. Les documents de voyage nécessaires en main, j’ai quitté Lomé le dimanche 23 juillet avec une tête remplie de questions : vais-je atterrir à l’aéroport Zaventem saint et sauve ? Le climat en Belgique sera-t-il favorable ? Y aura-t-il des volontaires de JAVVA à l’aéroport pour m’accueillir ? Pourrai-je satisfaire les attentes du projet ?… J’avais été très bien accueilli à l’aéroport par une délégation d’amis : Laurence, Enoch, Eloïse ainsi qu’Amadeus. Une fête était organisée par le staff de JAVVA avec quelques volontaires et amis pour mon intégration les premiers jours.

Ma plus grosse surprise était le bureau que j’ai occupé les deux premières semaines avant de partir pour mon premier chantier.  En effet, Son, le coordinateur était en congés et ses collègues m’ont offert son bureau jusqu’à son retour. C’est beaucoup d’égards pour ma modeste personne. C’est des traitements rares chez moi et donc je me suis senti très honoré.

J’ai au cours de ces trois mois, travaillé sur les chantiers de JAVVA et quelques fois au bureau de l’association. J’ai fait un premier chantier de rénovation au centre JALNA, une réserve naturelle appartenant à la Ligue Belge de Protection des oiseaux. A ce centre, très bien entretenu par Jean Claude, j’ai bien compris comment la Belgique protège ses oiseaux. Par la suite, j’ai été appuyé durant trois jours, les volontaires de JAVVA au Parc Royal de Bruxelles, pour le chantier de théâtre nomade avec la Compagnie des Nouveaux Disparus. Là, les arbres sont très chers. On devait leur accorder une attention toute particulière en montant les tentes. Après le parc, c’est le centre Arthur Regnier, un centre bien équipé qui accueille les handicapés moteurs et mentaux. Une fois encore, j’ai été surpris des investissements faits pour héberger, nourrir et soigner les personnes handicapées. Au Togo, ces centres sont rares et moins équipés. Enfin, un dernier projet à Tournai au centre d’accueil pour demandeurs d’asile de la croix rouge belge. C’était pour moi encore une grande découverte de la vie dans un centre de demandeurs d’asile.

Cette expérience de volontariat en Belgique m’a beaucoup apporté. Bien que ce soit court comme séjour, j’ai vécu la culture européenne. Je comprendrai plus facilement les critiques, questions, réactions des blancs lorsqu’ils viennent ici en Afrique. Je peux mieux parler d’eux à mes frères volontaires lors des formations pour participer aux projets Nord-Sud que nous organisons ici. Je connaissais théoriquement la gestion horizontale. Je crois l’avoir aussi vécu à JAVVA. J’ai également connu de nouveaux outils pédagogiques sur la migration et le commerce international lors des animations avec Amandine. Ils me serviront tôt ou tard à ASTOVOT ou ailleurs.

Je n’ai pas connu de difficultés majeures. Aux chantiers ou au bureau, en anglais ou en français, les débats se font avec des expressions rapides. J’ai eu à rencontrer pas mal d’expressions que je ne connaissais même pas.  Un peu timide au début, je mettais mon attention à la compréhension et faisais un peu d’effort pour prendre la parole. J’avais juste besoin de plus de temps pour m’adapter à tout. Un spécial merci à tout le staff pour les partages et cadeaux me permettant de connaitre la Belgique et le volontariat au niveau international.

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Gwenaelle

Gwenaelle

 

Gwenaelle – Chantier en Inde

J’ai fait un projet de volontariat de 3 semaines en Inde, à Dharamsala. Je voulais découvrir une autre culture mais pas simplement partir dans le pays. Je voulais rencontrer des gens et faire quelque chose de mon temps. J’ai pensé que le volontariat était une bonne idée et je vous assure que c’en était une !

Quand j’ai commencé à me renseigner, je ne savais vraiment pas comment faire ni vers qui me tourner. Je pense que l’élément déclencheur à mon départ à été la rencontre préalable avec Claire. Je me posais des questions mais je n’étais pas sûr de partir. Ensuite, je l’ai rencontrée et elle a répondu à toutes mes interrogations, elle a vraiment été présente tout au long de la préparation de mon voyage et même quand j’étais dans le plus grand stress et que je l’assommais d’une tonne de mail, elle a toujours pris le temps de me répondre et de me rassurer. Alors merci pour tout, Claire !

J’ai eu beaucoup de mal avec ce voyage, j’ai eu des retards sur mon vol, je devais retrouver un autre belge mais impossible de le trouver, j’ai vraiment eu beaucoup de stress lors du départ et ça m’a joué quelques tours.  La difficulté dans ce genre de voyage, je pense que c’est l’inattendu et le stress. Une fois sur place, j’ai eu beaucoup plus facile que la semaine avant mon départ, je m’imaginais les pires scénarii possibles et franchement je me rendais presque malade de stress. Mais une fois arrivée, tout a été plus facile, bien sûr il y a eu des hauts et des bas. Dans un groupe de 22 personnes, c’est difficile d’avoir les mêmes liens avec tous et de s’entendre avec tout le monde, on a chacun notre histoire et on vient tous d’un coin diffèrent de la terre. Mais c’est ça qui fait la beauté de ce voyage, ce sont les rencontres incroyables que j’ai pu faire au cours de ces 3 semaines. Je peux affirmer avec certitude que je resterais en contact avec Delphine une française, avec Julika une allemande et que mes italiennes préférées s’appellent Martha et Emma !

Pour la petite anecdote, lors de mon vol de retour à Delhi, j’avais acheté un briquet avec des éléphants dessus, vraiment trop mignon ! Mon vol était à 1h30 et vers 00h30, une femme de l’aéroport accompagnée de deux militaires vient me trouver pour me dire que ma valise est suspecte et je dois les suivre dans un bureau. Gros stress, je suis limite en pleure et je perds mon billet d’avion… Catastrophe, là je pleure pour de bon, les militaires me crient dessus, l’hôtesse me fait descendre dans un bureau de tri des valises et je découvre que mon briquet tout beau, tout mignon est l’objet du délit en question. L’Inde et la Chine sont les deux seuls pays ou on ne peut pas avoir « d’arme à feu », comme ils me l’ont dit, dans les valises. Pour finir tout va bien, je récupère mon billet, j’arrive juste avant la fermeture des portes et je prends mon avion…

Mais l’aventure ne se finit pas là, je n’ai plus de valise. Elle n’est jamais arrivée à Bruxelles, dans un grand moment de doute je me dis qu’elle s’est perdue et heureusement 1 semaine plus tard, un livreur sonne à ma porte et me rend ma très chère valise qui m’en aura fait voir de toutes les couleurs !

Cette expérience m’a beaucoup apporté, déjà au niveau de mon anglais, je suis beaucoup plus à l’aise. Ensuite, ça m’a apporté une ouverture d’esprit incroyable, les indiens sont très différents de nous et j’ai dû beaucoup m’adapter dans certaines situations, par exemple c’est un peuple très tactile, ce que je ne suis pas du tout et ça me dérangeait beaucoup au départ et quand je suis rentrée, je me suis rendue compte à quel point les gens de Belgique sont froids et ce contact me manquait.

C’est une expérience qui restera à jamais dans ma mémoire et je conseille à tout le monde de se lancer dans ce genre d’aventure, je me suis un peu découverte en partant là-baset on apprend l’humilité quand on passe autant de temps avec des travailleurs qui s’en foutent de savoir si tu as de l’argent ou pas tant que tu es une bonne personne et ça c’est quelque chose des très précieux.

Je ne dis pas que ce voyage influence la personne que je suis car je ne me sens pas tellement différente de la personne que j’étais mais avoir passé du temps avec des gens de tous les horizons me fait comprendre que les différences sont à chérir et que le monde est beau ! Je veux en voir plus et tout découvrir, je suis ivre de voyage et je n’attends que les vacances pour pouvoir repartir !

Un dernier mot : MERCI JAVVA de m’avoir permis de réaliser ce beau projet !

 

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Camille

Camille

 

Camille – chantier au Portugal

Depuis l’adolescence j’entretenais un désir de voyager, pour autant le voyage en lui-même ne m’intéressait que très peu s’il n’était pas accompagné d’échanges, d’actions, d’un sentiment d’être utile et d’avoir amené et apporté quelque chose. Une cousine un peu éloignée était connue dans la famille pour être toujours embarquée dans des projets, un peu partout dans le monde, souvent du bénévolat et parfois des boulots légèrement rémunérés. Même lorsqu’elle revenait, elle était déjà repartie. On peut dire qu’elle m’a donné très envie de faire la même chose. J’ai commencé mes recherches vers 15 ans, mais je savais bien que je ne me sentais absolument pas capable de faire ça à cet âge-là. Alors je me suis engagée bénévolement à la Croix-Rouge de mon village, puis à l’hôpital St-Luc pour quelques semaines. A force de temps, de maturation, de patience, et de beaucoup de recherches pour trouver la formule qui me conviendrait j’ai, à 20 ans, enfin fait le pas !

Ma maman et moi avions entendu parlé de Javva lors d’un salon des études, pendant une longue période de perdition académique et d’errance personnelle, et mon cerveau avait semblé s’accrocher à ce mot, c’est d’ailleurs la seule chose que j’ai gardé de ce salon des études, comme quoi le temps efface bien les données inutiles.

J’ai aussi fait la découverte d’autres organismes qui organisent des partenariats et des projets internationaux et c’est d’abord avec le SVI (je peux le dire ?) que j’ai fait mes deux premiers projets en été. L’année suivante j’ai continué avec Javva, et l’année d’après aussi et je continuerai cette année très probablement.

Au début, c’était très difficile. Je n’avais pas l’habitude d’être en mouvement physiquement, d’avoir des journées très remplies, de parler à des gens pour qui l’anglais n’est pas forcément maîtrisé. J’ai dû mordre sur ma chique un peu plus tous les jours. Tous les projets que j’ai pu faire m’ont demandé énormément d’investissement et de courage parce que, de par mon vécu j’ai beaucoup de difficultés physiques et psychologiques, mais à chaque fois c’est un petit peu plus simple que la fois précédente et surtout à chaque fois je suis fière de ce que j’ai pu donner, même si je n’étais pas la bénévole parfaite, et je sais que j’ai fait un pas de plus vers un moi amélioré, un moi plus forte et encrée. On ne peut pas passer par ce genre de projet sans repartir avec un enrichissement, et c’est sans compter les rencontres multiples et diverses. Parfois on ne se comprend pas, parfois il y a un choc des cultures et puis parfois on découvre une personne qui résonne en nous. On ne garde pas forcément contacte avec tout le monde, c’est vraiment une initiative personnel (comme on dit « loin des yeux, loin du cœur » ce qui ne veut pas dire que tout pour autant disparaît).

L’année dernière je suis partie au Portugal. Nous étions un joli groupe bien varié, avec même une jeune venu tout droit du Mexique ! Ce projet avait la particularité de vouloir en plus de promouvoir l’environnement (et donc de « travailler »), nous faire découvrir la culture portugaise. Ainsi, plusieurs jours des deux semaines ont été consacrées à des visites de Lisbonne et ses environs, de découvertes culinaires (portugaises et autres car chaque soir un nouveau pays se présentait dans nos assiettes), de temps de repos à la plage et de fêtes (une nuit à Lisbonne je le recommande vivement !). Le travail était certes éprouvant et un brin redondant, nous devions ramassés des déchets (surtout les mégots de cigarette, mais en principe tous ce qu’on trouvait) soit à la plage soit dans un quartier de cité de Lisbonne. Je crois qu’on a tous retenu que c’est par de petits gestes qu’on peut changer notre environnement (marcher jusqu’à la poubelle plutôt que de jeter par terre par exemple) et réellement depuis ce projet là, je ne pense plus jamais « c’est pas ça qui fera la différence » parce que en fait oui ça fait la différence (débrancher les prises, éteindre les lampes, chauffages, etc ça a vraiment un impact même si on a une petite consommation et qu’on vit seul).

Pour terminer, je dirais juste que le plus difficile c’est de se lancer et qu’ensuite il n’y a pas de faux pas. Même si on n’aime pas le projet qu’on a choisi, même si ça se passe mal, ce n’est jamais (et j’insiste vraiment là-dessus) vain. Donc si toi aussi tu as envie, tu peux soit faire comme moi et rester proche de chez toi (il y a pleins de beaux projets en Europe et on oublie qu’il y a autant à découvrir que sur les autres continents) ou carrément te lancer à l’autre bout du monde si tu es du genre intrépide, quoi qu’il arrive même le regret d’avoir mal choisit un projet ne se regrettera pas.

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Arlette

Arlette

 

Arlette – Animation du chantier dans le centre pour demandeurs d’asile, Liège

En avril 2017 j’ai eu la chance d’animer un volontariat dans un centre de demandeur d’asile à Liège.

J’ai entendu parler de ce volontariat d’une amie qui recherchait de toute urgence une autre animatrice de chantier.

Mon amie m’a décrit le projet comme des petits travaux de construction à faire entre volontaires et demandeurs d’asile dans le but de passer des bons moments ensemble. J’ai donc décidé d’y participer car j’étais curieuse et heureuse de pouvoir rencontrer ces personnes venues des quatre coins du monde venu chercher une vie meilleure.

L’accueil des résidents et de la Croix-Rouge a été très chaleureux et bienveillant du début à la fin. L’entente entre les volontaires a été aussi très bonne. Finalement nous avons multiplié les activités avec les résidents du centre et nous avons tous appris à mieux nous connaître.

Les difficultés que j’ai rencontrées ont été principalement au niveau de la gestion du groupe, des activités et de la distance a adopté avec les résidents sachant que nous restions uniquement deux semaines sur place. Cela n’a pas toujours été de tout repos mais je n’étais pas seule, avec l’autre animatrice et les autres volontaires nous y sommes arrivés.

Cela a été une expérience vraiment très enrichissante de rencontrée toutes ces personnes (résidents, Staff et volontaires) plus intéressantes et attachantes les unes que les autres. J’ai eu l’impression pendant ces deux semaines de voyager dans plusieurs pays.

Aujourd’hui cette expérience m’a permis d’avoir une plus grande sensibilité et compréhension sur la question migratoire. J’ai aussi fait la connaissance de personnes qui sont aujourd’hui mes amis, et avec lesquels j’ai appris à voir le monde différemment.

 

Enfin, j’ai passé dans ce centre avec les résidents, les autres volontaires et le personnel de la Croix-Rouge des moments inoubliables, gravé à jamais dans mon cœur.

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Antoine

Antoine

Antoine – Animation du chantier « La Cité s’Invente », Liège

C’est en juin 2017 que j’ai animer mon premier chantier international en Belgique. J’avais déjà eu l’occasion de participer et d’animer des chantiers mais ils s’étaient tous déroulés à l’étranger.

Je baignais donc déjà dans l’univers du volontariat international depuis quelques mois. Cependant, animer un chantier en Belgique me stressait un peu. Je ne savais pas vraiment expliquer pourquoi à l’époque (j’avais déjà animer des chantiers à l’étranger) et je dois bien avouer que je n’ai pas plus d’idée aujourd’hui, presque un an plus tard.

Ce (petit) stress a cependant vite laissé place à de l’enthousiasme et du plaisir grâce aux efforts combinés d’hôtes géniaux (François, Jasmine, Laurie et les autres) et de volontaires motivés et enthousiaste.

L’animation d’un chantier dans son propre pays est expérience vraiment à part. En effet, faire découvrir (une partie de) son propre pays à un groupe d’étrangers qui ne le connaissent parfois que de très loin est paradoxalement très dépaysant. On se retrouve en effet à tenter de répondre à des questions que l’on ne se serai jamais posé sur une histoire ou des lieux que l’on côtoie pourtant quotidiennement et que l’on croit dès lors connaitre.

Voir son propre pays à travers les yeux de gens n’y vivant pas est clairement pour moi ce qui fait tout le sel d’un chantier « à domicile ».

A cela, s’ajoute évidemment tout ce qui se retrouve (généralement) dans tous les chantiers internationaux : le plaisir de rencontrer des personnes aux profils si variés, de vivre ensemble pendant 15 jours, de partager des moments au travail, à la cuisine, en excursion, de découvrir le travail d’une association locale, de challenger ses opinions avec des personnes ne les partageant pas, … »

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Romain

Romain

 

Romain – Chantier en Thailande

Il faut savoir que je suis parti en Thaïlande, tout d’abord, dans un but de quête personnelle. J’ai voyagé dans ce pays atypique pendant deux mois, il m’a ouvert les yeux sur beaucoup de points. Dans mon périple, j’ai voulu consacrer un morceau au bénévolat. J’étais dans une démarche personnelle, je voulais m’ouvrir à l’inconnu, à ce qui ne m’était pas habituel. Pouvoir essayer d’apporter un petit quelque chose grâce à ce que je sais, à mon vécu, à ma personnalité. La soif d’enseigner à des jeunes m’a poussée à partir avec cette organisation qui se démarquait des plus grosses (, qui se rapprochaient d’une industrie.)

Je sais que j’ai la chance de pouvoir voyager à travers le monde, d’avoir accès à la connaissance, et je trouvais ça égoïste de ma part de ne pas essayer d’en faire profiter d’autres étudiants qui ont plus de difficultés. Mais c’est surtout le fait que je voulais apprendre des autres, de leurs traditions, un échange entre deux personnes vivant sur la même Terre mais dans un monde radicalement différent. Je ne suis pas quelqu’un, de base, qui arrive directement à aller vers ce qui m’est étranger, et pendant cette semaine j’ai su m’étonner. Mais en partant, là était ma difficulté.

Cette expérience m’a réconforté dans le fait d’avoir envie de consacrer mon futur à l’étranger, de découvrir, d’aider les autres. Ça a renouvelé ma façon de voir le Monde et a m’éloigné de celle que dégage l’Europe.

Je suis parti seulement deux semaines avec JAVVA, et je continuerai à dire que ce n’est pas suffisant pour pouvoir faire réellement connaissance avec les étudiants, être parfaitement immergé dans leur monde et pouvoir tisser des liens, ce sera mon seul regret.

Je n’oublierai jamais leur sourire, leur joie de vivre, on pense souvent, nous européens, que les personnes/pays les plus défavorisé(e)s sont les plus malheureux(ses), mais c’est une pensée ethnocentrique. Et c’est en allant sur place que cette pensée, que notre regard par rapport à l’étranger change radicalement, c’est une leçon de vie pour nous. Faire le pas vers l’ouverture de l’autre, éloigner toutes pensées réductrices et égoïstes, c’est se rapprocher du bonheur.

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Elena

JAVVA Chantiers Internationaux étranger- Islande (ELena)

Elena

Elena – Chantier en Islande

A la fin de mes études secondaires, je n’avais qu’une idée en tête : partir loin de la Belgique et de ce que je connais pour faire (enfin) quelque chose qui me plaît et me rende utile. N’ayant aucune expérience et quand même assez de questions et d’appréhensions – car c’était la première fois que je voyageais seule -, j’ai pu être conseillée et guidée par JAVVA. C’est comme ça que j’ai organisé mon départ pour mon premier camp volontaire en Islande, basé sur l’écologie et la vie durable. Mis à part la magie des paysages et de la nature, j’étais entourée de personnes extraordinaires venant des quatre coins de la planète : nous formions quasiment une famille en seulement dix jours de vie commune. Ce que je retiens le plus de cette aventure sont l’échange culturel et les rencontres que j’ai pu y faire. Cette aventure fut plus humaine qu’autre chose pour moi car nous n’avions pas énormément de travail à faire (ceci est aussi dû à la saison car j’y suis allée fin Octobre) et nous compensions nos « heures vides » avec des présentations ou des débats autour de l’écologie et de nos cultures respectives. Aujourd’hui j’en reviens les étoiles pleins les yeux et d’autant plus motivée pour recommencer l’aventure mais cette fois un peu plus loin et un peu plus longtemps !