Le 14/09/2017 je suis arrivée en Belgique plus précisément dans sa capitale et j’y suis resté 6 mois afin d’y effectuer mon service civique (international).

Comment en suis-je arrivée là ?

En réalité ça fait des années que je souhaite partir à l’étranger pour réaliser « quelque chose », à l’époque ce n’était pas encore très claire. Je savais juste que j’avais vraiment envie de sortir loin de ma zone de confort (pour me tester, découvrir d’autres choses). J’avais pour idée de m’en aller après le bac. Je voulais vivre une expérience qui m’aiderait à déterminer quoi faire de ma vie.

Plusieurs années se sont écoulées et au fur et à mesure, cette idée et ce désir d’aller voir ailleurs s’est affirmé et précisé.

2016/2017 : Je passe, ce que je considérais encore comme l’examen le plus important de ma vie ! Je l’obtiens. Je fini le lycée et septembre de cette même année, je me retrouve inscrite à la fac pour suivre un cursus en histoire.

J’ai adoré cette année, une dynamique de cours très différente du lycée et surtout des profs qui en avaient fini de nous infantiliser.  Cependant, j’ai rapidement constaté qu’il me manquait quelque chose. En réalité, je ne me sentais plus vraiment « en phase » avec le système scolaire. J’y ai passé 15 ans de ma vie, j’y ai accumulé/ appris de nombreuses connaissances théoriques (et semi pratiques), mais j’avais la désagréable impression de ne pas réellement savoir ce que je valais et de quoi j’étais capable en dehors de mon environnement habituel. Il fallait que je sorte de ma bulle !

Très vite j’ai fait des recherches sur le net pour voir ce qui pourrait correspondre à mes attentes du moment. Je fini par entendre parler du service civique. Je me suis inscrite sur leur site au début de l’été 2017.  J’ai passé mes mois de juillet et août à travailler et à rédiger et envoyer des lettres de motivations et des CV à différents organismes (associations) présents sur la plateforme du service civique. Fin août, j’ai reçu plusieurs confirmations et demande d’entretiens mais une en particulier a retenu mon attention celle de l’asbl JAVVA.

 

 

Ce qui m’a particulièrement plu avec JAVVA c’est :

 Premièrement : le fait que l’interculturalité/ migration et le vivre ensemble semblaient être des pôles importants de la mission proposée.

Deuxièmement : l’organisme s’intéresse principalement aux jeunes, ce qui m’a directement parlé.

Suite à un entretient Skype plutôt compliqué (manque de connexion internet là où je me trouvais), j’ai finalement été prise !

Une fois arrivée à Bruxelles, tout s’est très vite enchaîné. J’ai retrouvé toute l’équipe lors d’un week-end organisé pour le retour de chantier des volontaires. J’ai directement été immergé dans l’ambiance de l’association. Peu de temps après, on m’a inscrite pour participer à un projet de chantier international dans un centre de demandeur d’asile (en Wallonie). Ça a été une expérience incroyable ! Je me suis retrouvée dans une équipe internationale, composée de seulement 4 membres (moi comprise). Il y a avait : deux françaises, un syrien (animateur de chantier) et une polonaise, qui est arriver 4/5 jours après le début de la mission. Cette dernière consistait à apporter notre aide à la structure en effectuant des tâche divers et variées. Il nous a par exemple été demandé de repeindre une chambre et un local technique, nous avons également dû aider les MENA (Mineur Etranger Non accompagné) à faire leurs devoirs.  Nous avons aussi organisé des activités pour les résidents (ex : trail, soirée rencontre culturelle, soirée danse du monde…).

Quand je suis rentrée sur Bruxelles, j’ai commencé à m’occuper du programme JAVVA@school avec Amandine (la détachée pédagogique de JAVVA). Ce super projet consiste à conscientiser les étudiants aux thématiques interculturelles et migratoires grâce à des animations ludiques et symboliques mais aussi grâce à des débriefings/ débats qui permettent la déconstruction de préjugés. Ce fut une expérience très positive et constructive car j’ai été amené à prendre un rôle « d’animatrice » face à des gens de mon âge, j’ai appris à travailler en binôme. J’ai également développer ma capacité d’adaptation

Pour conclure je peux dire que cette expérience fut nécessaire pour moi. J’étais arrivée à un point de ma vie où j’avais besoin de prendre du recul vis-à-vis de mon environnement, prendre une bouffée d’air frais, ça m’a remis les idées en place, permis de réfléchir sur mon futur.

Lydia