Il faut savoir que je suis parti en Thaïlande, tout d’abord, dans un but de quête personnelle. J’ai voyagé dans ce pays atypique pendant deux mois, il m’a ouvert les yeux sur beaucoup de points. Dans mon périple, j’ai voulu consacrer un morceau au bénévolat. J’étais dans une démarche personnelle, je voulais m’ouvrir à l’inconnu, à ce qui ne m’était pas habituel. Pouvoir essayer d’apporter un petit quelque chose grâce à ce que je sais, à mon vécu, à ma personnalité. La soif d’enseigner à des jeunes m’a poussée à partir avec cette organisation qui se démarquait des plus grosses (, qui se rapprochaient d’une industrie.)

Je sais que j’ai la chance de pouvoir voyager à travers le monde, d’avoir accès à la connaissance, et je trouvais ça égoïste de ma part de ne pas essayer d’en faire profiter d’autres étudiants qui ont plus de difficultés. Mais c’est surtout le fait que je voulais apprendre des autres, de leurs traditions, un échange entre deux personnes vivant sur la même Terre mais dans un monde radicalement différent. Je ne suis pas quelqu’un, de base, qui arrive directement à aller vers ce qui m’est étranger, et pendant cette semaine j’ai su m’étonner. Mais en partant, là était ma difficulté.

Cette expérience m’a réconforté dans le fait d’avoir envie de consacrer mon futur à l’étranger, de découvrir, d’aider les autres. Ça a renouvelé ma façon de voir le Monde et a m’éloigné de celle que dégage l’Europe.

Je suis parti seulement deux semaines avec JAVVA, et je continuerai à dire que ce n’est pas suffisant pour pouvoir faire réellement connaissance avec les étudiants, être parfaitement immergé dans leur monde et pouvoir tisser des liens, ce sera mon seul regret.

Je n’oublierai jamais leur sourire, leur joie de vivre, on pense souvent, nous européens, que les personnes/pays les plus défavorisé(e)s sont les plus malheureux(ses), mais c’est une pensée ethnocentrique. Et c’est en allant sur place que cette pensée, que notre regard par rapport à l’étranger change radicalement, c’est une leçon de vie pour nous. Faire le pas vers l’ouverture de l’autre, éloigner toutes pensées réductrices et égoïstes, c’est se rapprocher du bonheur.

Romain